Quand donner le premier biberon?

Pour chaque personne, le moment se choisit ou s’impose. Pour ma part, je reprenais le travail à temps plein. Pour savoir quand commencer, je me suis surtout écoutée et j’ai essayé d’être réaliste : il fallait une bonne transition pour mon bébé et pour moi-même. C’est une séparation avec sa part de soulagement et de regrets.

Courtes séparations

Un mois avant, j’ai essayé de prendre un peu de distance. J’ai commencé par de courtes périodes, notamment pour aller chez le medecin et pour les rééducations ou pour faire des courses… C’était l’occasion pour le bébé de tester le biberon.

Le biberon était donné parfois par le papa, parfois par la nounou ou le papy…

Quand ça se passait moins bien

Ca n’a pas été un moment agréable. – Difficile? Non… C’est un peu trop fort comme terme. – Désagréable? – Oui, c’est bien ça… On a passé tellement de temps à se faire à l’allaitement. Soudainement, on demande à ce petit chouchou, qui adore ça, de passer du sein au caoutchou sans rien dire, et à la maman (moi) d’être remplacée par quelqu’un d’autre alors que c’est bien agréable d’être en tête à tête avec ces beaux yeux !

Le malaise était partagé par tous. Parfois par moi, lorsque j’étais loin de lui, parfois par lui qui refusait le biberon catégoriquement et parfois par celui ou celle qui le gardait à l’entendre pleurer sans pouvoir le calmer. Lorsque c’était le cas, il me fallait lui donner immédiatement le sein à mon retour pour qu’il se calme. Je crois que par moment mon père, qui l’a gardé plusieurs fois, se serait bien fait pousser un sein🙂. En tous cas, je savais que les personnes à qui je le confiais lui donnaient beaucoup d’amour et c’était, je pense, l’essentiel.

Quand ça se passait bien

Lorsque tout se passait bien, il prenait le biberon et dormait encore mieux et plus longtemps que d’habitude. Lorsque je rentrais, j’en profitais même pour me reposer. La personne qui le gardait était en général bien heureuse d’avoir participé. Le papa attendait ça depuis tellement de temps : pouvoir partager ce moment de douceur avec son bébé. Bref, un petit monde heureux et satisfait.

Changement de mode de garde

Comme je reprenais le travail, mon bébé allait être accueilli chez une nounou pendant la journée. Pour faire connaissance avec le milieu dans lequel il allait vivre presque tous les jours, elle et moi avions convenu pendant le dernier mois d’arrêt de passer du temps ensemble chez elle. J’y allais avec lui pour passer quelques heures et discuter tranquillement. Ainsi, nous en profitions pour tenter de lui faire boire au biberon mais sans jamais l’y obliger. S’il le refusait, je passais tout de suite au biberon pour éviter qu’il associe sevrage et mode de garde.

Introduction du lait 1er âge

Dans un premier temps, le biberon était rempli avec mon lait que je tirais avant de partir. Nous avons rapidement décidé de lui faire goûter le lait 1er âge. Physiquement, je ne me sentais pas capable de coupler l’allaitement complet et le travail à temps plein. Je ne me sentais pas la force de tirer mon lait tous les jours.

Au départ nous lui avons donné le lait (1er âge) quasiment froid (tiède en essayant le 37°), mais il n’aimait pas trop (pas facile de copier la nature :)). Puis nous avons essayé de le faire chauffer un peu plus. Tout chaud : il a adoré ! Un goût différent, une texture différente, une température différente, bref : du nouveau! Depuis ce moment là, il n’a plus refusé le biberon.

L’allaitement mixte

Nous avons réussi au bout de quelques jours à trouver le rythme. Pendant la journée, il prenait des biberons. Matin et soir, la tétée était conservée.

Pendant la journée, j’essayais de communiquer avec lui d’avantage (avant et surtout après le biberon) pour qu’il soit rassuré sur le maintien du contact. Si une personne le gardait, je lui demandais de faire la même chose. Quitte à le garder parfois dans les bras plus longtemps qu’à l’habituel. J’ai trouvé qu’il fallait qu’il soit drolement rassuré.

Par contre, matin et soir étaient des moments à « nous deux », où je l’allaitais dans le calme sans me presser. J’essayais de n’avoir plus rien d’autre à faire pendant ces moments là. J’étais dans une chambre et pas devant la télé…

Mon boutchou a pris son rythme. J’ai pu reprendre le travail, j’étais rassurée. Lui était très heureux de boire vite et chaud la journée et d’avoir sa maman le soir et le matin. Je profitais de ces instants au maximum : détente et amour, quoi de mieux après une longue journée de travail ?

La séparation, le sevrage

Au bout de deux mois d’allaitement mixte très bien vécus, je me sentais fatiguée et de son côté, mon bébé semblait trouver que la rapidité du biberon manquait un peu lors des têtées… Alors nous alors progessivement réduit les tétées du matin et en dernier celles du soir.

Nous avons supprimé celle du matin un jour sur deux. Puis au bout d’une semaine, de tous les matins. Après une semaine d’un allaitement que le soir, nous les avons réduites une sur deux et j’ai fini par ne plus avoir de lait…

Petite astuce – Pas facile de tirer du lait par une machine…

Penser à bébé aide beaucoup pour produire suffisament.

Petite question à mes lecteurs/lectrices – Quand tirer son lait? (surtout lorsqu’on est pas synchrone avec les tétés) J’aimerais des conseils si vous en avez pour le prochain allaitement…